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L'Homosexualité dans la peau (2900 mots)

Publié le par Kevin

Jason Bourne est homosexuel.

Les films d’espionnages parlent toujours de sexualité et de compatibilité sexuelle. James Bond est la définition (pathétique) du mâle alpha. Susan Cooper dans Spy découvre la sexualité et devient la femme alpha. Aussi drôle que cela puisse paraître, elle joue le rôle d’une femme irrésistible (Demandez à Jason Statham et Jude Law).

Il est toujours question dans ces films de belles robes, de costards classes, de grosses voitures qui font vroom vroom, de séduction et de sexe. L’intrigue générale n’est souvent qu’une excuse à cette débauche d’éléments destinés à expliquer au public qui est désirable dans notre culture et qui ne l’est pas.

Jason Bourne vit parmi les hommes alphas (agents secrets). Mais son efficacité vient du fait qu’il est « discret ». Lorsqu’il tue une cible, ce n’est pas part rivalité c’est parce qu’il veut cacher son attirance pour celle-ci. L'acte ne doit pas avoir de témoins.

Un jour, au moment d’abattre un homme, il s’aperçoit que celui-ci a sa petite fille sur les genoux. Il est totalement incroyable que notre tueur professionnel ultra qualifié n'ait pas prévu ce genre de détail (par là j'entends que si les choses se passent ainsi c'est parce qu'elles ont un sens plus profond). Jason hésite et se fait botter le cul. Il finit à la mer criblé de balles, on le repêche amnésique.

Ramené sur la terre ferme, il aperçoit une femme à l’ambassade. Elle s’énerve à un guichet parce qu’on ne la laisse pas sortir du pays, tout le monde s’en fout d’elle. Ce n’est certainement pas une introduction glamour de James Bond girl. Jason voit tout de suite l’intérêt qu’elle représente : elle est un allié potentiel.

L'Homosexualité dans la peau (2900 mots)

Lorsqu’il la retrouve quelques scènes plus tard dans une ruelle et lui demande si elle pourrait l’emmener, il sait qu’elle va fort probablement dire oui.

Ici commence leur malentendu. Marie Kreutz pense que Jason Bourne est hétérosexuel. Elle va donc interpréter tous ses comportements comme ceux de l'homme moyen traumatisé de nos cultures occidentales qui a besoin de prouver sa virilité constamment face à une femme. Sauf que comme il est homosexuel, Jason n’a aucun besoin de lui prouver quoi que ce soit et traite Marie comme un individu commun.

C’est donc le fait qu’il ne la considère pas comme une « femme », comme un partenaire sexuel potentiel, qui va faire que Marie va se retrouver attirée par Jason.

Lorsque dans la voiture elle se plaint de parler toute seule depuis des heures, Jason explique l’état lamentable dans lequel il se trouve (pas dormi, migraine phénoménale, solitude) et encourage la jeune femme à continuer à parler parce qu’elle le relaxe. Il ne tente pas de se montrer sous un jour « invincible », ne tente pas de la séduire en lui faisant croire qu’elle l’intéresse, ne la rabaisse pas non plus, n’associe pas son besoin de parler à des « bavardages féminins. » La réaction de Jason Bourne est en réalité exceptionnelle, aussi simple soit-elle.

L'Homosexualité dans la peau (2900 mots)

Marie tombe sous le charme et lui demande « ses goûts musicaux. » La danse dans les films, c’est le sexe. Les goûts musicaux c’est l’orientation sexuelle. Pas de chance, Jason se braque, il ne se rappelle pas. Au cinéma, l’amnésie est dynamique: les personnages ne se souviennent pas de ce dont ils ne veulent pas se souvenir. Ici, Jason ne veut pas se rappeler qu’il est homosexuel parce que cela mettrait fin à ce qui est en train de se créer entre lui et Marie. Donc, il ne sait plus ce qu'il aime comme zik.

Il s’endort dans la voiture. L’espion vivait dans un monde où les femmes sont des secrétaires bandantes, fragiles et insipides (Voir Nicolette Parsons), avec Marie Kreutz, il fait une sorte d’expérience et tente d’offrir un rôle réel à l’une d’entre elles. Il la laisse parler, il la laisse conduire, il lui avoue ses faiblesses. Et Marie saisit l’opportunité, elle conduit toute la nuit, fait le plein d’essence sans même qu’il s’en aperçoive et l’étonne. D’ailleurs, l’hostilité de Jason lorsqu’elle parle de musique ne vient-elle pas du fait qu’il attend autre chose d’elle qu’une reconnaissance sexuelle ? Personnellement, j’ai souvent remarqué cette tendance des femmes à d’abord être hyper réticentes et méfiantes dans l’interaction comme si on ne voulait que coucher avec elles et à ensuite s’offrir brutalement une fois qu’on leur donne le sentiment que justement ce n’est pas précisément ce que l’on cherche. Elles ne veulent pas qu’on ne voit que ça chez elles, alors qu’elles-mêmes pensent que c’est ce qu’elles ont de mieux à offrir. (Ou simplement, les femmes se sentent terriblement attirées par les mecs qui peuvent clairement se passer de leur reconnaissance sexuelle mais s’intéressent quand même à elles).

Une fois arrivés à destination, Jason et Marie décident plus ou moins de coucher ensemble. Une fois encore il la séduit de part la manière dont il échappe aux attentes de la jeune femme. Elle redoute qu'il l'oublie si elle couche avec lui (genre il a eu ce qu'il voulait), il lui répond que jamais il ne l'oubliera, puisqu'elle est tout-de-même la seule personne qu'il connaisse. Encore une fois, sa réponse est rassurante sans être un compliment. "tu peux parler, c'est pas que tu m'intéresses mais ça me relaxe", "Je ne t'oublierai jamais, pas parce que je t'apprécie ou que je te trouve exceptionnelle, c'est juste que je ne connais que toi." Jason n'est pas le dragueur/menteur/lèche-cul et cela plait à Marie qui passe à côté du fait qu'il ne dit au final rien de très positif vis-à-vis d'elle.

Il l’invite dans son appartement, elle va prendre une douche sans demander la permission (Préparation à l'acte). C’est là que Jason réalise qu’il n’est pas attiré par elle. Heureusement un assassin vient le tirer de ce mauvais pas. Son passé ressurgit, son homosexualité. Métaphoriquement, il n’y a pas de tueur, Jason ne parvient simplement pas à avoir d’érection et l’étreinte passionnée qui devait avoir lieu se mange un mur. Le tueur tombe dans les vapes puis se jette par la fenêtre lorsqu’il voit Marie. La phrase hébétée de la jeune femme « What would someone do that ? » traduit sa surprise face à l’impuissance de Jason.

"T'inquiète Jason je vais faire diversion, t'auras pas besoin de te la taper cette FEMME !"

"T'inquiète Jason je vais faire diversion, t'auras pas besoin de te la taper cette FEMME !"

Le lendemain, alors qu’il lui dit d’attendre dans la Mini, elle est persuadée que Jason ne réapparaitra pas. Elle le considère toujours comme un hétéro ; elle pense que leur échec sexuel représente pour lui une humiliation trop intense pour qu'il veuille la revoir. Mais non, il revient et elle est de nouveau convaincue qu’il l’aime vraiment. Elle pense que Jason l’apprécie au-delà de son besoin de virilité alors qu’il n’a simplement pas besoin de virilité.

Jason revient à la voiture, s’étonne même de ne pas y trouver Marie, il ne voulait pas l’abandonner, par contre aussitôt à l’intérieur il lui explique de long en large comment elle peut se tirer de la situation et à quel point leurs chemins devraient se séparer. Cela sans lui avouer la vérité. Il sait qu’elle n’a aucune raison de rester avec lui. Et elle, reste parce qu’il est revenu. Elle reste parce qu’elle pense représenter quelque chose de spécial pour un hétéro alors qu’elle n’est qu’une femme sympa pour un homo. Le malentendu persiste.

L'Homosexualité dans la peau (2900 mots)
L'Homosexualité dans la peau (2900 mots)

Elle reste et ils prennent la fuite ensemble. S’ensuit la course-poursuite en Mini, qui se distingue d’une poursuite en Aston Martin ou en Porsche, ou en Dodge Viper… bref, la voiture n’est pas un gros phallus ambulant. Encore une fois, Jason ne ressent pas le besoin de faire le mâle viril, ni d'accumuler les cadavres et les explosions.

La police, c'est la loi, la loi hétérosexuelle de la patriarchie. Marie accepte de suivre Jason alors qu'elle sait maintenant qu'il est un homme rejeté des hommes... donc en fait, elle est peut-être consciente métaphoriquement qu'il est homo à ce moment-là. Je ne sais pas. (Ou même depuis le début puisqu'elle le rencontre alors qu'il tente très maladroitement de se cacher de la police. Jason est définit par le fait qu'il fuit la masculinité pour elle.)

L'Homosexualité dans la peau (2900 mots)

Après cette poursuite, il sait qu’il ne peut plus échapper à l’interaction sexuelle alors que Marie s'est impliquée si sérieusement précisément parce qu'elle est attirée par lui. Que fait-il pour que cela fonctionne cette fois ? Pour éviter qu’un assassin sympa ne traverse soudainement une vitre pour lui épargner l’acte ? Il coupe les cheveux de la jeune femme et lui donne un look androgyne (qui lui va très bien je trouve).

Encore une fois, elle est peut-être métaphoriquement consciente à ce moment-là d'essayer de plaire à un homo. Je n'y avais pas pensé mais ça me semble bien plus beau qu'une manipulation de la part de Jason.

L'Homosexualité dans la peau (2900 mots)
L'Homosexualité dans la peau (2900 mots)

Ils font l’amour, enfin. Elle est initiatrice, très initiatrice la pauvre. Et se réveille le lendemain seule dans le lit. Ouaip. Passionné dis-donc. Il n'y aura pas d'étreinte tendre au petit matin.

Elle montre ensuite à Jason le genre de vie qu’elle désire en lui faisant visiter la maison… de son ancien amant ? A-t-elle été la maîtresse d’Eamon ou simplement sa copine ? Il a deux filles dont l’une a facilement sept ans. Se permettrait-elle d’arriver à l’improviste chez un ex marié qu’elle n’a pas vu depuis sept ans ? Elle prétend qu’elle ne s’attendait pas à le trouver là, mais il répond:

« j’habite là, tu t’attendais à quoi ? »

L'Homosexualité dans la peau (2900 mots)

Elle veut peut-être également rendre Jason un peu jaloux. Ou lui montrer qu’elle peut attirer des hommes autres que lui, pour se valoriser un peu.

Hélas pour elle, tout tombe à l’eau. A peine arrivé, Jason déclare fermement qu’ils ne peuvent pas rester. Plusieurs fois. Mais il change d’avis soudainement une fois qu’il a aperçu les petites filles d’Eamon, qu’il ira observer durant leur sommeil. Si vous pensez pédophilie... comment dire ? Est-ce que vous réalisez qu'on pense plus facilement qu'un mec est un pédophile plutôt qu'il aime les enfants ? Même cette expression "j'aime les enfants" signifie pédophile. On s'amuse de réduire les hommes à des machines à baiser. Donc leur interaction par défaut avec les femmes, c'est le viol/sexe et avec les enfants, c'est euh... le viol aussi. Il faudrait peut-être un jour commencer à relever le niveau des préjugés sur les mecs.

L'Homosexualité dans la peau (2900 mots)

Marie trouve Jason dans la chambre. Il est chamboulé et explique qu’il ne veut plus savoir qui il est, qu’à chaque détail de son passé qu’il découvre, il veut l’oublier. Il lui propose de vivre caché, mais elle n’a plus envie. Il est trop tard, il a raté le coche. Elle aurait dit oui le soir où ils ont fait l’amour, mais là, au milieu de la nuit devant ces deux petites filles, alors qu’il ne l’a même pas embrassée dans la soirée (ni ne lui a fait l'amour), elle sait que ce n’est pas son amour pour elle qui motive sa proposition.

Le lendemain, ils se disent adieu. Jason pousse Marie dans la voiture de son ancien amant. C’est fini entre eux, leur relation a rencontré une impasse.

C’est pour cette raison que juste avant, Jason fait face au tueur qui les suit. Celui-ci n’apparait pas pour lui éviter de faire l’amour mais pour lui donner l’information ultime qui lui permet de découvrir qui il est et d’en finir avec cette histoire d’amnésie et de fuite. La tentative de Jason a échoué, c'est foutu avec Marie, il veut rentrer au bercail, un espion/agent apparait pour lui donner l'info dont il a besoin.

Sauf que, rebondissement. Jason apprend dans l’opération la raison pour laquelle il a tout plaqué au départ : une petite fille.

L'Homosexualité dans la peau (2900 mots)

Il pensait qu’en retournant vers son job d’espion, il retrouverait un sens à son existence, mais tout ce qu’il obtient c’est la confirmation de ce qu’il a appris quelque jours plus tôt: que cette vie ne fait pas le poids face à celle où il aurait une petite fille.

Je ne crois pas que Jason veuille uniquement un enfant, je pense réellement qu’il veut spécifiquement une fille. Ce détail épouse parfaitement son attitude vis-à-vis des femmes. Il sait que les femmes ne sont pas que des objets sexuels et donc, il peut trouver un intérêt aux et avoir de la tendresse pour les gamines.

Plus jeune, j’ai souvent entendu des jeunes femmes se plaindre d'être sexuées, ou simplement regretter l’époque où elles ne l’étaient pas. L’époque où les choses étaient plus simples. Et je pense que c’est ce qui fait que Jason et Eamon (Je suis content qu'il y ait, dans ce film, un hétéro cool et adulte qui ne se positionne pas en rival débile dès qu'il rencontre Jason) plaisent à Marie, ils savent tous les deux que dans chaque femme, il y a une petite fille, que dans chaque femme il n’y a pas que la part sexuée qui te permet de te sentir un mâle un vrai, qu’il y a bien plus. (Même s'il y a effectivement une part sexuée qui veut être reconnue comme telle évidemment).

Le problème, c’est encore une fois le « on ne nait pas femme, on le devient » de Simone de Beauvoir qui oublie de dire « on ne nait pas homme on le devient. » Au fond de chaque crétin viril condescendant et dominateur, il y a un petit garçon qui voudrait qu’on soit tendre avec lui et qu’on arrête de lui en demander tant. Mais passons.

Lorsque Jason revient vers Marie à la fin du film… déjà, il y a deux fins. Celle-ci n’a pas été gardée pour le montage final mais elle reste très pertinente selon moi :

https://www.youtube.com/watch?v=PukjEN2y864

Mais donc, dans la fin officielle, Jason revient vers Marie et lui parle avant qu’elle ne remarque sa présence. Il sort une blague avec nonchalance comme s’il n’avait jamais été question qu’il ne la retrouve pas et comme si son retour ne devait pas représenter une surprise importante pour la jeune femme. Il nie les adieux qu’ils se sont fait pour reprendre la relation là où ils l’avaient laissée. D’ailleurs, ils la reprennent tellement là où ils l’avaient laissée qu’ils ne s’embrassent pas.

Un baiser ? Non ? oui ? Non. ok. Tant pis. Il ne reste plus à Marie qu'à mourir dans la suite.
Un baiser ? Non ? oui ? Non. ok. Tant pis. Il ne reste plus à Marie qu'à mourir dans la suite.
Un baiser ? Non ? oui ? Non. ok. Tant pis. Il ne reste plus à Marie qu'à mourir dans la suite.

Un baiser ? Non ? oui ? Non. ok. Tant pis. Il ne reste plus à Marie qu'à mourir dans la suite.

Ils sont dans la même impasse, à part peut-être qu’ils acceptent la situation. Marie veut être féminine et être reconnue comme une femme, pas se couper les cheveux et jouer à l’espion pour plaire à Jason. Et Jason, de son côté ne veut pas prétendre qu’il est attiré par elle. Simplement, malgré tout, il est là, et elle est heureuse de le voir. Ils peuvent construire le couple moderne de l’homo et de la femme qui hait les hétéros incapables de la considérer dans son entièreté.

La fin alternative est plus optimiste (naïve ?). Jason revient, et son retour est fortement souligné par la mise-en-scène. Marie le voit venir de loin, se demande si c’est lui. Leur précédente séparation est acceptée, assumée ; il aurait pu ne pas revenir mais le revoilà, il a pris une décision. Et ils s’embrassent passionnément. Alors ok, c’est un peu bizarre quand on vient de lire cet article qui dit que Jason est homo de conclure sur une fin où il ne l’est clairement pas… surtout qu’il n’est pas question pour moi de me cacher derrière une idée de bisexualité… simplement, l’homosexualité de Jason ou son hétérosexualité étant métaphorique en quelque sorte, il peut changer de camp.

D’ailleurs c’est une des choses qui me fait un peu bizarre avec l’évolution de la perception des homos dans notre culture. A une époque, le seul argument que j’entendais pour prendre leur défense était qu’ils n’y pouvaient rien. Pas qu’ils ne faisaient rien de mal, non non, mais simplement que ça n’était pas de leur faute s’ils étaient homo. Toute mon adolescence j’ai répété à ma mère que je l’étais parce que ça m’énervait de constater que si ça avait réellement été le cas, ça lui aurait posé un problème alors qu’elle était la première à dire qu’il ne fallait pas les embêter ou se moquer etc… or, l’homosexualité s’est faite également accepter avec cet argument. Si quelqu’un est homo "c’est comme ça c’est comme ça," « Born this way » comme dirait Lady Gaga. "Il ne faut pas opprimer des gens pour des choses auxquelles ils ne peuvent rien et qu’ils n’ont pas choisies."

Sauf qu’en même temps qu’un mouvement d’acceptation de l’homosexualité, on peut admirer un phénomène de moquerie vis-à-vis de la rigidité des orientations sexuelles. Aujourd’hui être hétéro c’est nase. Si tu es homo tu es cool, tu es moderne et courageux d'oser le revendiquer, si tu es bi c’est la classe, mais si tu es bêtement hétéro sans même avoir l’envie de tenter une expérience homo, pfff, l’ennuiiiiiii. On a fait accepter l'homosexualité en disant "ils n'y peuvent rien" et maintenant il faudrait que tout le monde soit ultra mobile/flexible pour être ouvert d'esprit. Ce qui pour moi représente l'une des preuves que tout ça c'est du flan, ce qu'il y a derrière le mouvement actuel soit disant progressiste c'est uniquement le libéralisme économique qui s'est incrusté dans nos vies sexuelles. Tout est possible du moment que rien n'a de sens et surtout rien ne doit avoir de sens.

Peu importe le degré de validité de cette dernière affirmation, ce qui m’importe en elle, c’est l’idée que nos orientations sexuelles ont un sens justement, qu’en réalité, on n'a pas besoin de naître homosexuel pour le devenir, et qu’être homo, qu’on puisse s’en défaire ou non, cela signifie quelque chose. De la même manière qu’être hétéro super macho ou fille ultra féminine ou le contraire etc… toutes ces « positions » ont un sens et je pense que c’est ce qu’il y a d’important dans le film en fait. Le passage d’homosexualité à hétérosexualité (dans la fin alternative) de Jason Bourne est plus un choix idéologique qu’une transformation littérale de l’orientation sexuelle du héros.

L'Homosexualité dans la peau (2900 mots)

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