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Captain Marvel Scène Coupée : Carol Danvers est fautive. (1800 mots)

Publié le par Kevin

Captain Marvel Scène Coupée : Carol Danvers est fautive. (1800 mots)

L’intervention du personnage de Captain Marvel dans Avengers Endgame m’a passablement surpris. N’ayant pas encore vu l’histoire de son origine, je ne connaissais pas non plus ses pouvoirs or, elle semblait en avoir de sacrés et je me suis donc senti assez surpris de la voir quitter le film dès le début pour seulement réapparaître subitement à la fin pour détruire le vaisseau de Thanos en une seconde avant de se faire éjecter en une seconde également. Bizarre.

Aussi, j’ai bien rigolé en constatant qu’elle ne souriait effectivement pas. C’était donc vrai ! :p

Je me suis conséquemment lancé dans le visionnage de son film et voilà que sort, il y a quelques heures, cette scène ôtée du montage final dans laquelle elle broie la main d’un motard qui vient la draguer.  (Au passage, je crois assez peu à cette idée de "coupée au montage" je pense plutôt qu'ils ont fait exprès de tourner une scène excessive qu'ils n'ont jamais vraiment eu l'intention de mettre dans le film pour faire le buzz un peu avant la sortie DVD.)

Dans le film, je n’avais justement rien compris à ce passage dans lequel un mec se gare, dit à Carol Danvers qu’elle pourrait sourire, et se fait piquer sa moto par la belle extra-terrestre caractérielle. Il n’est pas rare qu’un personnage principal se permette de faire du tort à une autre personne en réponse à un comportement désagréable de celle-ci. Il n’est pas rare non plus qu’un personnage dans une position difficile ait recours à des actes immoraux qui le rendraient antipathique dans un autre contexte. Ici, le décalage entre le vol d’une moto et l’agression que représente le fait de demander de sourire fait bizarre, surtout alors que Captain Marvel est réellement perdue. Cette scène qui m’avait fait germer un point d’interrogation au-dessus du crâne vient donc de se voir associer à une autre dans laquelle le motard est plus lourd et Carol bien plus violente.

Évidemment, tous les sites/magazines pro-féministes décérébrés (madmoizelle ; vanityfair) ou opportunistes se jettent sur l’événement pour hurler leur progressisme qui n'a de progressiste que l'orthographe et par la même se moquer avec hauteur de ceux qui critiquent (qui se montrent tout aussi bêtes et complaisants en général). Je trouve les insultes de "mecs fragiles" particulièrement révélatrices de la bêtises féministes cependant. Prôner un progressisme au niveau des rôles sexuels tout en humiliant des hommes soit disant parce qu'ils sont "fragiles" c'est allez très loin dans l'hypocrisie, dans le sens où leur interdire d'admettre leur fragilité (parler de craintes, de tristesse, de limites, se plaindre, pleurer) a été l'oppression masculine numéro une tout le 20ème siècle...

Ceci est un comportement hostile et aggressif.

Ceci est un comportement hostile et aggressif.

Ceci est un comportement normal.
Ceci est un comportement normal.

Ceci est un comportement normal.

Beaucoup condamnent Captain Marvel de manière injustifiée également. Le tout ayant commencé par le fait qu'elle ne sourit pas mais là, je ne sais même pas quoi dire. Face à un tel niveau d'inanité je comprends que les femmes puissent devenir folles de rage. De toute façon, ça justifie l'existence du film. Si une héroïne est obligée pour être appréciée, d'être une cruche souriante chaleureuse et enthousiaste, figure maternelle Wonder Maman, ben il faut bien une Captain Misandre pour rééquilibrer la donne. Les vidéos qui s'affolent en disant qu'elle est "a vilain" sont aussi assez hilarantes d'excès. Surtout de la part de personnes qui doivent kiffer les "vilain" du type Joker ou Suicide Squad. Il y a du "double standard" dans tous les sens et ça fiche le tournis.

C'est des bêtises tout ça, l'important c'est la qualité du film. Revenons-en donc à nos moutons:

Dans cette scène notre héroïne se conduit comme une "connasse" (désolé pour l’usage de ce mot mais j'ai besoin de sa virulence ici) et son comportement est injustifié. Cependant pourquoi Captain Marvel n’aurait-elle pas le droit d’être un super-héros un peu antipathique ? Tony Stark est un fou mégalo qui met en danger le monde, Dr. Strange est un fou mégalo qui met en danger le monde, Deadpool est un lâche irresponsable qui entasse les cadavres sans état d'âme, Prof. Xavier est un gourou moralisateur pervers narcissique, Magneto est un tueur, Thor est… Thor est un pauvre homme qui a besoin d’amour, Batman est un psychopathe incontrôlable. Dans Iron Man 2, Tony Stark s’exclame « Je veux la même » lorsqu’il voit la superbe Black Widow pour la première fois, ça devant Pepper. C’est quand même pas très classe. Dans Batman V Superman ou Batman Begins, Bruce Wayne se tape des femmes qui se résument à leur corps mais il a une excuse c'est parce que euh... je sais plus. Immature, lâche affectif. Nos héros masculins ne sont-ils pas tous régulièrement antipathiques ou discutablement immoraux ou violents ou injustes sans que cela ne gêne personne mais au contraire donne de la substance au personnage ? Nous prenons leurs failles désagréables (et régulièrement sexistes) immédiatement comme des failles acceptables, pourquoi Captain Marvel ne pourrait-elle pas être une sale misandre ?

Le fait que l'homme se présente comme "The Don" est pour beaucoup de féministes la cerise sur le gâteau. Il est dégoulinant d'auto-satisfaction et mérite d'être remis à sa place, sauf que lorsqu'il dit ça, Carol vient de lui serrer la main et de se présenter elle-même. Alors quoi ? Une fois que les présentations sont faites, le harcèlement de rue c'est si le mec dit un truc qui plait pas ?

Le fait que l'homme se présente comme "The Don" est pour beaucoup de féministes la cerise sur le gâteau. Il est dégoulinant d'auto-satisfaction et mérite d'être remis à sa place, sauf que lorsqu'il dit ça, Carol vient de lui serrer la main et de se présenter elle-même. Alors quoi ? Une fois que les présentations sont faites, le harcèlement de rue c'est si le mec dit un truc qui plait pas ?

Oui parce que c’est ce qu’elle est au passage, c’est une femme qui déteste les hommes. Mais c’est tout, c’est assumé, voulu et critiqué (en tout cas c'est l'impression que j'ai pour l'instant; je n'ai pas encore d'opinion définitive sur le discours du film). Évidemment, en 2019 ça ne va pas apaiser les tensions, mais en attendant, la scène de l’agression du « dragueur » est écrite subtilement et problématise le sujet intelligemment… et ne dit absolument pas ce que ces articles féministes croient y voir.

D’ailleurs, en réalité et au contraire, je trouve que la scène nie peut-être un poil trop l’existence du harcèlement de rue.

Qu’est-ce que le harcèlement de rue ? Je voulais mettre une définition officielle admise sérieuse mais en cherchant un peu je me suis rendu compte que même au niveau du concept ça rame déjà beaucoup et ça sent le sexisme primaire (Wikipédia, http://www.stopharcelementderue.org).

Disons que le harcèlement de rue c’est un homme qui accoste une femme dans la rue pour lui arracher son numéro dans l’espoir de la revoir simplement parce qu’il la trouve belle. Dans le principe, ça n’est pas réellement violent. A la campagne, ça s’appelle même « rencontrer quelqu’un. » Mais dans une grande ville, sur le chemin de la fac, dans le métro, quand ça arrive dix fois par jour et que les mecs savent très bien qu’ils n’ont aucune chance, insistent lourdement, vont jusqu’à l’insulte et le font justement pour se faire jeter (à cause de sérieux problèmes d’égo), et donc quand cela devient une forme d’agression, on peut effectivement trouver ça problématique. Il y a également les insultes ou les remarques à caractères sexuel gratuites et directes.

Je trouve ce plan très intéressant. J'espère que je comprendrai son sens.

Je trouve ce plan très intéressant. J'espère que je comprendrai son sens.

Le truc, c’est que ça n’est absolument pas ce qui est représenté dans cette scène coupée. Voici tous les éléments qui font de celle-ci une agression pure et simple de la part de Captain Marvel :

Carol Danvers est en tenue de l’espace et attire nécessairement l’attention. Le fait que quelqu’un la remarque et la taquine sur le sujet ne nous dit rien sur cette personne. Alors qu'évidemment, dans le cas du harcèlement de rue un  "t'as une jolie robe" est immédiatement directement orienté vers l'attirance sexuelle et la séduction. Mais ici, il est question d'une tenue de combat extra-terrestre. L’homme lui fait un compliment « jolie tenue de plongée, » lui sourit et la salue d’un hochement de la tête. Si vous considérez qu’il y a quelque chose de problématique là-dedans vous vous trompez platement.

Évidemment, c’est là que la/e féministe va sortir l’attirail de la victime traumatisée, c’est-à-dire que c’est l’habitude, la répétition qui rend ces comportements insupportables. La fille sait bien que derrière le compliment et la salutation viennent les emmerdes. Ce qui est souvent vrai... dans notre monde, dans des circonstances qui n'ont strictement rien à voir avec celles du film. 

En plus, Carol est amnésique et se trouve dans une situation très difficile. Ce n’est pas le cent-cinquantième bonhomme qui l’accoste pour la draguer, c’est le premier. Il n'y a pas d'antécédent pour expliquer sa réaction.  Aussi, sa situation lui donne une parfaite « excuse » pour accepter le service et rejeter le flirt et surtout, SURTOUT, la construction narrative du film a placé auparavant une première interaction ultra gratifiante avec un gentil monsieur à la sortie du vidéo club. Si le film avait voulu dire "trop c'est trop, elle doit se révolter," ce motard aurait été le second voir le troisième gros lourd, la construction narrative aurait suggéré ce qui attendait Carol si elle n'agressait pas l'homme la première. Or, là, il n'y a rien. Elle est juste hyper violente avec un mec qui propose de lui rendre service en se mettant un peu en scène. 

D’ailleurs permettez-moi d’oser pointer du doigt une idée horriblement inacceptable et subversive en 2019 : Comme toutes les femmes, Carol sait parler et peut se défendre verbalement. Si elle est si forte de caractère et se soucie si peu des ressentis de ce vilain monsieur, elle pouvait dire : « Je ne suis pas intéressée par ton flirt mais si ton offre tient toujours, j’ai effectivement extrêmement besoin qu’on me dépose quelque part et ça serait gentil de ta part de le faire et tu aurais ma gratitude. » Si elle est un soldat, qu’elle parle comme un soldat, qu’elle s’annonce comme tel ! Elle peut évoquer sa mission, ou au contraire, jouer le jeu de la femme séduite pour obtenir de lui ce qu’elle veut tout en gardant sa mission secrète. Mais non, elle préfère jouer les féministes indignées qui ne monte pas à l'arrière de la moto mais prend la place de son pilote. C'est le réel problème derrière l'échange et le cœur de Captain Marvel: elle veut toujours être au premier plan et est incapable de reconnaître ses faiblesses, comme dans son combat contre Yon-Rogg au début.

J'ai le sentiment que la parallèle avec Terminator n'est pas du tout fait à la légère. Mais je ne lui vois pas encore de raison.

J'ai le sentiment que la parallèle avec Terminator n'est pas du tout fait à la légère. Mais je ne lui vois pas encore de raison.

Dès la première interaction, qui est juste normale, Carol est en mode hostile. L'homme lui propose de la déposer, elle l’ignore.

Là, il se montre désagréable en la forçant à abaisser sa carte et en exigeant d’elle un sourire. C’est ici que le malentendu féministe décolle et que l’aveuglement prend le dessus. L’homme n’a été que serviable, aimable et respectueux et se prend un mur d’hostilité. Son existence gêne madame. Ce qu’il fait est normal et compréhensible. Bien sûr, il pourrait passer à autre chose mais en attendant, s’il était honnête dans sa proposition, il est normal qu’il se sente insulté et qu'il ait envie que Carol reconnaisse symboliquement qu'il n'a rien fait de mal et qu'il ne méritait pas tant de froideur.

C’est dans le fait que le film lui mette dans la bouche les mots « Je viens de te proposer de te rendre service, le moins que tu puisses faire c’est me sourire » qu’il est clair que c’est Carol la fautive. Pas parce qu'elle n'a pas souri, mais parce que l'homme exprime sa vexation et qu'elle est légitime. Il proposait réellement gentiment de l’aider, attiré par elle ou non, et il est réellement agacé par le manque de respect de cette femme.

Deuxième élément qui ne serait pas là si on avait juste affaire à un dragueur relou. Carol lui propose de lui serrer la main plutôt que de lui sourire, elle "dé-sexue" sa marque de respect, plutôt qu’un sourire féminin, elle lui offre une poignée de main neutre voire masculine. Il accepte avec le sourire et sans rancœur. Il aurait pu se braquer et devenir plus agressif. Et en quoi ce transforme ce geste d'entente symbolique ? En agression. Sans menace, sans mise en garde, sans "dégage, laisse-moi tranquille" Carol passe directement à l'attaque et à la soumission physique. Son comportement est platement indéfendable.

Captain Marvel Scène Coupée : Carol Danvers est fautive. (1800 mots)

Troisième élément qui nous dit les choses de manière indirecte, Carol sort une réplique de Terminator 2, "Je veux tes bottes, ta veste et ta moto." C'est bien rigolo, mais vous vous rappelez que le Terminator est un robot tueur impitoyable ? C'est pas vraiment un super zentil.


Dans cette scène, Carol est entièrement dans le faux. Elle y broie un mec gentil et sensible qui était peut-être attiré par elle mais pas moins respectueux. Respectueux également dans le fait qu’il n’accepte pas qu’elle le traite comme une merde sous prétexte "qu’elle est belle." Oui, oui. C’est du respect de dire à une jeune femme qu’elle se conduit comme une connasse (surtout qu'il le fait très poliment), plutôt que de lui cirer les pompes.

"Je viens de te proposer de te rendre service, le moins que tu puisses faire c'est me sourire." Bon allez, je crache le morceau, Carol a été proportionnellement impolie et agressive avec ce mec qu'il l'attirait. Carol est une femme qui déteste ne pas avoir le dessus et son attirance monumentale pour les hommes la fait se sentir faible. Donc elle les punit et les soumet. Ce vilain harceleur, son crime c'est de l'avoir attirée.

"Je viens de te proposer de te rendre service, le moins que tu puisses faire c'est me sourire." Bon allez, je crache le morceau, Carol a été proportionnellement impolie et agressive avec ce mec qu'il l'attirait. Carol est une femme qui déteste ne pas avoir le dessus et son attirance monumentale pour les hommes la fait se sentir faible. Donc elle les punit et les soumet. Ce vilain harceleur, son crime c'est de l'avoir attirée.

C’est ça l’égalité, et ce mec traite, paradoxalement, Carol d’égal à égal en venant lui donner une leçon de politesse. En gros, à la fin de la scène, elle vient de détruire exactement le genre d’homme qui sait aimer les femmes et les faire se sentir bien. Je ne cherche pas à extrémiser mon propos gratuitement ici, je pense sincèrement qu’il est possible que les scénaristes aient écrit cette scène en disant : « Voilà, on va faire qu'elle rencontre le mec le plus sain et le plus amical de la terre, qu'il propose de lui rendre service au moment où elle en a sérieusement besoin, qu’elle lui éclate la tronche et que les gens parviennent quand même à croire qu'elle a raison. »

Si elle lui vole sa moto, c'est pas qu'elle était réellement dans le pétrin ? Et pourquoi se présente-t-elle, plutôt que de lui serrer la main en silence ? Ce qui amènerait leur échange à une fin logique...

 

Détail bonus inaccessible au cerveau féministe : Le « j’ai besoin d’un service » est un code commun du flirt entre hommes et femmes qui évite la brutalité d’aborder une personne et de lui dire « moi vouloir toi. » Une femme qui veut qu’un homme s’intéresse à elle va afficher ou verbaliser le besoin d’un coup de main et un homme intéressé va se présenter pour lui rendre ce service insignifiant (et dont elle n’a pas réellement besoin) qui leur permettra de faire suffisamment connaissance pour voir s’ils ont envie d’aller plus loin. Si ça ne fonctionne pas, alors ça n’était « qu’un service » et on évite de trop blesser l’autre. Aujourd’hui, cette approche a évolué vers des formulations qui intègrent une plus grande autonomie du rôle féminin, et une position moins "je suis ton sauveur tu ne serais jamais parvenue à changer cette ampoule sans moi" du côté masculin, mais on a toujours affaire à des codes qui servent à protéger, à camoufler et qui peuvent être mal interprétés, qui peuvent être exploités de manière malhonnête par les deux sexes, mais qui existent bel et bien. 

La conclusion de Carol souligne son hypocrisie "Comment ça ? J'ai pas droit à un sourire ?" L'homme avait accepté la poignée de main... avec un sourire d'ailleurs.

La conclusion de Carol souligne son hypocrisie "Comment ça ? J'ai pas droit à un sourire ?" L'homme avait accepté la poignée de main... avec un sourire d'ailleurs.

Si la démarche de ce mec était uniquement motivée par son attirance pour Carol, il n’a pas pour autant fait quelque chose de mal et il ne perd certainement pas son droit au respect. Et si elle était le résultat d’une curiosité spontanée ainsi que d’une simple générosité (ce qui est parfaitement envisageable), que penser du comportement de notre héroïne ?

Ce que les personnes défendent lorsqu’elles défendent la légitimité de l’agression qui a lieu dans cette scène, c’est un petit paquet de choses gravissimes très à la mode en ce moment:

1- L'idée que les hommes (surtout hétéros blancs) n'ont pas droit au bénéfice du doute, qu'on peut les punir sans crime, ni jugement et sans chercher à connaître leurs intentions ou motivations.

2- L'idée que la bonté, la générosité ou la gentillesse d'un homme (hétéro blanc) n'a aucune valeur. Elles ne sont que motivées par le sexe et l'attirance sexuelle d'un homme n'est pas une appréciation, c'est une agression.  Un homo, une lesbienne, une femme hétéro peuvent revendiquer toute les formes de dépravations possibles, objectifier les personnes qui les attirent (et Dieu sait qu'ils savent le faire), c'est une émancipation. Un homme propose un service à une femme parce qu'il la trouve belle: il faut l'abattre c'est un porc ignoble.

3-C'est également l'émasculation pure et simple des hommes qui est défendue dans cette scène, c’est-à-dire leur faire assimiler qu’à la minute où ils agissent sous l’influence de leur attirance sexuelle, ils méritent d’être punis, ils vont faire du mal, ils vont faire le mal. Cette idéologie aboutit à une magnifique chose : des hommes impuissants, des hommes de moins en moins capables d’avoir une érection parce qu’ils ressentent celles-ci comme une agression envers la fille qu’ils aiment et qui les attire. Vous trouvez que j'exagère ? Qu'est-ce que vous croyez que ça donne une culture dans laquelle les femmes "émancipées" se moquent des hommes parce qu'ils ont une "masculinité fragile" et donnent une petite tape sur le crâne de ceux qui ont une masculinité "positive" selon elles ? Vous croyez que ça donne des hommes confiants qui se sentent accueillis et attendus dans l'acte sexuel ? Ou des hommes terrifiés qui vont avaler 25 pilules de viagra avant d'approcher le monstre en tremblant ?

  

Bref, dans cette scène Carol Danvers est la fautive. Et tant mieux. Tant mieux, car comme Tony Stark, comme Bruce Wayne, comme Kal-El, elle se débat donc pour atteindre une version plus équilibrée d'elle-même, plus cohérente. Elle doit évoluer, elle doit apprendre, faire des faux pas, faire du mal, faire des victimes, rencontrer des obstacles, essuyer des défaites et peut-être qu'à la fin, elle ne sera plus aveugle à la vérité de son imperfection.

 

 

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