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Love on Trial : Mai n'est pas l'héroïne qu'on croit. (500 mots)

Publié le par Kevin

Love on Trial : Mai n'est pas l'héroïne qu'on croit. (500 mots)

Le groupe de J-Pop Happy Fanfare a cinq membres, deux sont importants dans l’intrigue : Nanaka et Mai qui vont toutes les deux tomber amoureuses et violer une clause du contrat qu’elles ont signé, ne pas avoir de relations amoureuses avec des individus du sexe opposé.

Le film problématise très bien la situation évidente. Les jeunes femmes signent le contrat quant elles sont trop jeunes pour concevoir le sacrifice qu’il représente, et lorsqu’elles finissent inexorablement par tomber amoureuses, on attend d’elles qu’elles fassent le sacrifice atroce de renoncer à un garçon qu’elles aiment. Une ironie de la chose étant qu’elles passent leur vie à chanter des chansons d’amour et à séduire les hommes esseulés qui fantasment sur elles.

Nanaka a un amoureux, leur histoire éclate au grand jour sur les réseaux sociaux, elle le quitte et fait une déclaration publique pour rattraper le coup. Ça fonctionne, elle réintègre le groupe.

Mais un fan excédé, déçu, lance des fumigènes lors d’une session d’autographes, la rattrape alors que le groupe prend la fuite et l’accuse d’avoir trahi.

Love on Trial : Mai n'est pas l'héroïne qu'on croit. (500 mots)

Cependant, son accusation n’était pas claire pour moi. On ne sait pas s’il est écœuré parce qu’elle a trahi l’homme qui l’aimait ou les fans qui l’idolâtrent. Car tout de même, on peut être « fan » d’une jeune femme en tant qu’idole justement, une idée de la femme parfaite inaccessible et ne pas se faire croire qu’on aurait une chance avec elle.

Mai est choquée par cet incident. Elle voit pour la première fois la violence dont les fans pourraient être capables.

Elle prend la fuite avec un ami mime pour lequel elle entretient des sentiments qui dépassent l’amitié. L’affaire éclate elle aussi et Mai se retrouve au tribunal accusée d’avoir violé les termes de son contrat.

Il ne fait aucun doute que cette clause est inacceptable. Demander aux jeunes femmes de garder secrète leur vie amoureuse oui, leur interdire une vie amoureuse, non.

Il est moins sûr que les cinq filles de Happy Fanfare soient de cet avis. Nanaka coupe les ponts avec son copain sans hésiter. Elle est triste mais elle le fait et ne regrette pas.

Love on Trial : Mai n'est pas l'héroïne qu'on croit. (500 mots)

Au fur et à mesure que l’intrigue avance, la position de Mai devient de plus en plus floue. Kei Mayama, son compagnon, finira par abandonner et accepter un accord à l’amiable avec la compagnie de Mai. Ce qui signifie que Mai ne veut pas renoncer à sa carrière pour lui. Elle veut remporter le procès et qu’on lui accorde de rester dans le groupe, elle n’est pas prête à abandonner sa carrière pour vivre son histoire d’amour avec Kei.

Plusieurs scènes dépeignent cette réalité sous-jacente. Un stream, une séance de dance avec des fillettes. Kei comprend petit à petit qu’il ne fait pas le poids. Il proposera la séparation et finira par lui demander contre quoi elle se bat.

Mai se bat contre sa culpabilité.

C’est elle qui a fait fuiter les photos de Nanaka parce que tant que cette dernière était dans le groupe, Mai ne serait jamais que la seconde.

Son combat pour le droit d’avoir un compagnon, c’est sa rédemption. Elle se dit qu’elle n’a plus le droit d’être dans le groupe tant qu’elle ne réparera pas ce qu’elle a fait.

Elle est plus impliquée et plus sensible à ce qu’il se passe parce qu’elle en est responsable. Elle se flagelle pour son crime.

 

Voilà.

 

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