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Fatigue analytique et transexualité

Publié le par Kevin

Joël est tellement nul qu'à la première bagarre il se fait tuer sans même le remarquer. Certes, dans le monde réel, c'est déjà un exploit qu'il soit celui qui l'emporte sur l'autre, mais Joël est censé être un dur à cuire. Là, on se demande comment il a pu se retrouver dans cette position de protecteur... ah oui, je sais, grâce aux femmes fortes qui l'entourent évidemment. Pitié.

Joël est tellement nul qu'à la première bagarre il se fait tuer sans même le remarquer. Certes, dans le monde réel, c'est déjà un exploit qu'il soit celui qui l'emporte sur l'autre, mais Joël est censé être un dur à cuire. Là, on se demande comment il a pu se retrouver dans cette position de protecteur... ah oui, je sais, grâce aux femmes fortes qui l'entourent évidemment. Pitié.

Cela fait cinq ans environ que je me suis mis en tête de publier au moins un article par mois. Je crois que je n'y suis parvenu pour la première fois qu'il y a trois ans.

Le mois de février arrive à son terme et je n'ai trouvé aucun article à écrire. Pas d'idée sympathique suffisamment développée pour faire une petite entrée, pas de grosse analyse. J'ai récemment analysé le film Une Vie simple de Ann Hui mais je ne peux pas encore le poster.

Alors, je vais juste faire une remarque sur un phénomène dont j'ai déjà hésité à parler: L'Invasion propagandiste.

Parmi d'autres raisons, j'ai de plus en plus de mal à écrire des articles à cause de l'omniprésence de plus en plus insupportable de scripts propagandistes répugnants dans les œuvres que notre culture occidentale produit.

Contrairement à beaucoup, jamais je ne dirai "le cinéma n'est pas politique, il ne doit pas être idéologique, les producteurs de films doivent nous divertir !"

Croire que "se divertir" est une activité a-politique innocente est bien naïf. Très souvent, une œuvre divertissante est une œuvre qui caresse son public dans le sens du poil, lui renvoie une image embellie de lui-même et flatte sa conviction d'avoir la bonne perception du monde. Exiger du divertissement, par opposition au sens ou à la profondeur, c'est bon pour les rois, les empereurs, les tyrans, les narcisses.

N'importe quelle œuvre d'art contient une idéologie, que son auteur en soit conscient ou non. Même une œuvre qui a expressément été produite dans le but de divertir contiendra des idées, des opinions, une perception du monde et elle sera politique et idéologique. De la même manière, toute œuvre est une œuvre de propagande. Toute œuvre propage des idées, en renforce, en contredit, en fragilise.

Le problème vient lorsque les idées véhiculées sont bêtes ou que les considérations prioritaires de l’œuvre sont basses et laides... et c'est très souvent le cas ces dernières années.

Il traine de nombreux scripts stupides vraiment très gênants dans les films d'aujourd'hui. L'un des plus évidents est la diversité ethnique ultra-forcée qu'on retrouve parmi les personnages principaux. Pure propagande mondialiste insensée qui laissera une cicatrice éternelle sur les œuvres produites à notre époque. Destruction de l'histoire et de la logique des cultures. Les films font ce qu'ils peuvent pour garder une cohérence mais cette diversité forcée les écartèle très souvent.

Un autre élément se trouve être le nombre de femmes dans des positions dans lesquelles on ne les retrouve jamais ou très peu. Notre soldat rencontre son commandant, c'est une femme. Mon oeil.

Il y a réellement quelque chose d'extrêmement malsain en cours. Car si l'absence des femmes de certains rôles dans les films, et l'absence des femmes de certains type de films étaient parfaitement explicable à une certaine époque, la manière dont les hommes sont relégués au second-plan aujourd'hui n'a pas de raison. C'est une attaque idéologique pure, directe et méprisable.

 

Je regarde en ce moment la série tirée du jeu vidéo The Last of Us et elle représente parfaitement l'état lamentable dans lequel se trouve notre culture. 

Vous connaissez sans doute l'histoire. Dans un monde post-apocalyptique, la société a été ravagée par un virus champignon qui transforme les gens en créatures agressives. Un homme nommé Joël se retrouve à devoir faire traverser les états-unis à une jeune fille, Ellie, parce que celle-ci a été mordue mais ne s'est pas transformée. Elle est immunisée et une organisation espère trouver le moyen de créer un vaccin grâce à son sang, admettons.

Le jeu répondait exactement aux attentes qu'une telle histoire promettait de satisfaire. Je ne suis pas le plus grand fan de ce jeu, je tiens juste à mettre ce point en avant, celui-ci offrait ce qu'il promettait d'offrir.

Dans la série, il est à peine question de virus ou d'infectés. Joël, qui est censé protéger Ellie, est un vieillard incapable et Ellie, dont on est censé craindre qu'elle soit sacrifiée pour le vaccin, Ellie est détestable et on voudrait juste qu'elle meurt. Tous les éléments centraux sont sous-développés. Comment prendre au sérieux la quête d'Ellie et Joël alors que la menace du virus est virtuellement absente de l'histoire ? Dans le jeu, on pouvait comprendre comment les infectés pouvaient poser problème, dans la série un simple groupe armé pourrait les éradiquer tous. 

Les femmes sont partout, dans tous les rôles importants, elles prennent toutes les décisions, donnent tous les ordres et les hommes sont des larbins imbéciles soumis. Évidemment, il y a des exceptions et on pourrait nuancer ce propos sans nuance mais sérieusement, il y en a marre de ces conneries. C'est ridicule et cela affaiblit l’œuvre jusqu'à l'inanité. Les scripts propagandistes actuels sont grossiers et ridicules et il est très difficile de continuer à regarder une œuvre qui s'annonce entièrement parasitée par des imbécilités. Le fil conducteur de l'histoire est à peine développé, pendant qu'en parallèle, la série se permet un épisode complet sur deux personnages secondaires, Bill et Frank, qui vivent ensemble dans une ville désertée et finissent par se suicider ensemble. L'intérêt pour l'intrigue générale ne justifiait absolument pas le temps accordé à l'histoire de ces deux personnages et il ne fait aucun doute que si la série s'est permis cet écart c'est parce que Bill est Frank sont homos.

Fatigue analytique et transexualité

Et c'est là le problème de la propagande actuelle. On ne fait plus un film sur un sujet ou pour dire quelque chose, on détourne des œuvres pour imposer de la propagande à ceux qu'elles intéressaient. Cela donne des œuvres mauvaises, même si très souvent les scénaristes prennent bien soin de justifier les errances propagandistes dans le sous-texte, dans la profondeur. C'est tout de même exténuant et sournois.

En réalité, l'épisode de Bill et Frank est plus justifié qu'il n'y parait, mais son sens est tabou.

En réalité, l'épisode de Bill et Frank est plus justifié qu'il n'y parait, mais son sens est tabou.

Autre exemple. La série Dam. Une histoire d'eau contaminée en Afrique du sud, si je comprends bien, j'en suis au troisième épisode et je ne vois toujours pas de quoi il est question. Exactement comme The Last of Us, l’œuvre tourne autour du pot. L'intrigue principale devient secondaire et les épisodes dépeignent une suite d'événements arrachés à tout contexte ce qui fait ressortir encore plus les scripts propagandistes. Un exemple: Themba, l'homme noir qui couche (presque) avec l'héroïne est galant, dragueur souriant et se conduit comme un véritable clébard. Elle l'humilie et l'insulte, il accepte tout gentiment. Cela fait plusieurs fois que je croise ce nouveau cliché du black serpillère complément masculin de la nouvelle femme (blanche) libre autonome qui croit que les hommes sont des outils à disposition (présent dans Last Christmas et The Invisible Man, il me semble). Certes, Themba se révélera être un menteur, sa tolérance était manipulatrice, le script est donc subverti, mais c'est déjà de trop. En face de lui, un homme blanc porcin tellement répugnant que sa maitresse elle-même lui demande de retourner vers sa femme. Une histoire qui commence sur la mort du père, du patriarche, de l'ordre. Je pourrai parfaitement respecter cette série quand je l'aurai terminée, voire écrire une lecture alternative, elle n'est pas mal écrite... mais Dieu que tout cela est désagréable et vain.

Fatigue analytique et transexualité

Clairement, depuis deux ou trois ans, la qualité des films et des séries qui me tombent sous les yeux a baissé et je rencontre moins d’œuvres qui me donnent envie de les analyser. Aussi, mes lectures alternatives deviennent de plus en plus politiquement incorrectes à mesure que le politiquement correct dévore nos cultures. On ne peut pas toucher aux vérités taboues sur lesquelles reposent la doxa actuelle en tout cas, pas sans le regretter algorithmiquement et autre.

Exemple, ai-je vraiment envie de me retaper The Handmaid's Tale pour pouvoir démontrer que June adore sa position ? Je suis las rien que d'y penser. June, la servante écarlate, adore sa position de sujétion dominante. Elle est au centre de tout et elle adore ça, peut-être même est-elle la première à s'en étonner. Et je le dis, ça va jusqu'au sadisme, jusqu'au masochisme. La manière dont on la maltraite, dont on la punit, ainsi que les autres servantes, sont tous des indicateurs de son pouvoir sur cette société fasciste surpuissante. Elle adore. Exactement comme les femmes en couple avec des ordures peuvent jubiler secrètement d'avoir un tel pouvoir sur un monstre, le syndrome la belle et la bête. Je me rends compte du point auquel un article sur le sujet serait très intéressant mais... mon Dieu, devoir me retaper cette série, ces épisodes interminables et mous et la complaisance du personnage principal. euah !

Combien de regard intense June devra-t-elle lancer à la caméra pour que le public comprenne qu'il n'est pas question de colère ? Que le sentiment qui l'habite est bien plus complexe et morbide.
Combien de regard intense June devra-t-elle lancer à la caméra pour que le public comprenne qu'il n'est pas question de colère ? Que le sentiment qui l'habite est bien plus complexe et morbide.

Combien de regard intense June devra-t-elle lancer à la caméra pour que le public comprenne qu'il n'est pas question de colère ? Que le sentiment qui l'habite est bien plus complexe et morbide.

Fatigue analytique et transexualité

Mais passons. Je vais donc aborder une lecture qui m'est venue pour la première fois devant le film The Book of Henry.

Dans The Book of Henry, un jeune garçon aperçoit une fille de son âge abusée sexuellement par son père. Nous ne voyons rien de la scène mais Henry lui, voit ce qu'il se passe par la fenêtre de sa chambre il me semble. Plus tard dans le film, la mère de Henry se demandera si elle ne devrait pas assassiner le violeur incestueux pédophile plutôt que de le dénoncer à la police.

Je ne me souviens plus tout-à-fait pourquoi mais je sais qu'intuitivement, je ressentais que la conclusion de l'histoire ne collait pas. Il y avait beaucoup d'éléments inutiles qui venaient entraver cette intrigue d'abus sexuel et de réflexion sur la justice et le viol suggéré l'était à un point problématique. Le film se contentait bien trop d'en rester à "Le père entre dans la chambre de sa fille, Henry est traumatisé par ce qu'il voit."

J'ai vraiment été intrigué par ce film et une interprétation bien plus crédible a terminé par me venir: Le père ne viole pas sa fille. L'abus dont Henry est témoin est que la fille est un petit garçon.

Fatigue analytique et transexualité

Je n'ai vu le film qu'une seule fois et peut-être écrirai-je un jour l'article.

En attendant, depuis ce jour, j'ai croisé d'autres films aux rebondissements mystérieux incompréhensibles qui s'expliquaient étonnamment bien par la supposition qu'un personnage était en fait du sexe opposé de celui qu'il prétendait être.

Franchement, cela serait-il étonnant à notre époque que des scénaristes écrivent ce genre d'histoire ?

Déjà, pour information, je suis tombé sur deux téléfilms avec Tori Spelling dans lesquels la problématique de son personnage reposait tant sur son identité de femme que j'ai fini par me dire... serait-ce en fait un homme ? Et j'en suis venu à me demander si l'actrice elle-même ne serait pas un homme tellement tout cela était étrange. Mais passons.

Plus sérieusement, il y a le film A Simple Favor de Paul Feig avec Blake Lively et Anna Kendrick dans lequel Blake Lively joue une femme au caractère bien trempé dont on apprendra qu'elle avait deux jumeaux qui sont morts dans un accident, ou peut-être un seul. La raison que j'ai vu donné à la transsexualité, dans les films, c'est un deuil insurmontable qui fait que la personne endeuillée s'identifie au défunt. Norman Bates et Psychose. Marie et sa bande qui a perdu son père et se déguise en garçon. Le film récent Boy, dans lequel le garçon transsexuel a perdu sans mère dont on ne parle Jamais. Et donc, j'ai l'intuition que dans A Simple Favor, Emily Nelson n'est pas la jumelle mais le jumeaux tentant de garder sa sœur en vie au travers de lui.

Fatigue analytique et transexualité

Mais ce qui me fait écrire cet article, c'est le récent M3gan.

Pas de traumatisme dans M3gan, pas de quête identitaire, ni même de mystère horrible. Ou plutôt si, plein de traumatismes très explicites, présents, développés, problématisés et qui n'ont pas besoin qu'on invite un autre thème dans l'équation: Le rôle parental, la perte de parents, le lien affectif, le deuil, le besoin de contact humain, le besoin de protection psychologique. Beaucoup de choses.

Et pourtant, il est très probable que la tante de Cady, Gemma, le personnage principal du film, l'inventeuse de M3gan... soit en réalité un homme... un nombre incalculable de choses le suggère et un nombre importants d'éléments prennent un sens si l'on émet cette hypothèse.

Un tabou pouvant parfaitement en cacher un autre, si Gemma est un homme. Il peut féconder une femme. Pourquoi pas sa sœur pendant qu'on y est ? Cady serait sa véritable fille. Et ses parents seraient assassinés par Gemma. Je ne prétends pas prouver quelque chose ici, je parle juste de lectures alternatives que je perçois qui suivent cette nouvelle logique: un personnage n'est pas du sexe qu'il prétend être.

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